Déjà connue à l’époque des Romains, l’asperge présente des particularités intéressantes puisqu’une centaine d’Orléanais se sont rendus à la Ferme François Blouin, le 1er juin, dans le cadre de la première escale des Portes ouvertes insulaires.
Par une belle journée printanière, François Blouin et ses acolytes Julie Hébert, Marjolaine Turcotte, Mégane Pichette et Alice Pichette ont accueilli les visiteurs sur sa terre de Sainte-Famille.
« Par cette initiative inscrite dans le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) de la MRC de L’Île-d’Orléans, l’UPA de l’Île d’Orléans souhaite mettre en valeur les produits et les activités agricoles ainsi que les initiatives complémentaires propres à son territoire. L’UPA veut ainsi sensibiliser les citoyens à l’importance du secteur agricole et à l’agriculture durable », a expliqué M. Blouin.
Concernant l’agriculture durable, François Blouin a donné en exemple la rotation du blé d’automne et de la fraise, le respect des distances entre les fossés et les champs cultivés, l’irrigation au besoin et la variété de cultures sur des distances rapprochées limitant l’implantation des ennemis de certaines cultures.
« De son côté, le consommateur peut réduire son empreinte sur l’environnement en achetant local lorsque l’aliment est en saison », a noté M. Blouin.
Plante vivace
L’asperge, une plante vivace grâce à sa griffe, se caractérise par son développement particulier. La griffe se forme à partir d’une graine composée d’un rhizome qui porte des yeux (bourgeons) à la partie supérieure et des racines charnues rayonnant en étoile à la partie inférieure.
« La récolte s’effectue manuellement avec un couteau, durant un mois jusqu’au 24 juin environ. Lorsqu’on arrête la récolte, l’asperge atteint une hauteur de 2 m. La photosynthèse permet la récolte pour l’an prochain. L’irrigation s’effectue selon le procédé du goutte à goutte. Une griffe produit de 15 à 20 turions », a précisé M. Blouin.
Si le président de l’UPA locale concentre le tiers de sa production, qui inclut les fraises d’été et d’automne, les framboises, les bleuets en corymbe, les pommes et les prunes, sur la culture de l’asperge, c’est pour la simple et bonne raison que tout comme sa famille il adore manger ce légume vert, riche en fer et en vitamines.
François Blouin s’est lancé dans la production d’asperges au milieu des années 1990 grâce à la création d’une variété résistante à un champignon.
Fondée en 1989 par François Blouin et sa conjointe Anne, auxquels se sont ajoutés leurs enfants Francis et Julie Ann, la ferme embauche 43 Guatémaltèques et une quinzaine de Québécois, presque tous retraités.
La deuxième journée portes ouvertes insulaires, aura lieu le 6 juillet à la Ferme Onésime Pouliot de Saint-Jean. Les citoyens pourront se familiariser avec la production de framboises sous tunnel et visiter une serre dans laquelle plus d’un million de plants de fraises sont cultivés. Les détails concernant la troisième journée, prévue le 5 octobre, seront communiqués ultérieurement.
Vignette : Tenant une asperge dans sa main, François Blouin a accueilli plusieurs Orléanais sur sa ferme dans le cadre de la première porte ouverte insulaire. ©Marc Cochrane

