Pourquoi j’aime la patrimoine de l’île d’Orléans

J’ai un lien naturel avec le patrimoine de l’île d’Orléans parce que mes parents, particulièrement mon père, le boulanger Georges-Henri Blouin, se sont tellement investis durant toute leur vie dans l’histoire des ancêtres et le patrimoine de l’île d’Orléans. Maintenant, c’est à mon tour de m’y intéresser. Je n’ai pas la prétention de connaître autant l’histoire et le patrimoine que mon ami Pierre Lahoud, mais j’éprouve toutefois la même flamme que cet historien militant bien connu.

Dans la tête de bien du monde, le patrimoine se résume à la conservation de maisons ancestrales. Bien que cette mission soit primordiale, le patrimoine va beaucoup plus loin que l’intérêt pour des bâtiments historiques. Dans le dictionnaire, on le définit ainsi : « ce qui est considéré comme quelque chose transmis par les ancêtres ». La tradition orale, les expressions, la culture et la généalogie en font également partie.    

Qui n’a pas un jour voulu savoir qui était son ancêtre, sur quelle terre il habitait ? À l’île, on est choyé. On compte quelque 300 familles souches. Plusieurs personnes issues de ces racines ont marqué l’histoire du Québec et de l’Amérique. Prenons l’exemple d’Adrien Pouliot, de Saint-Jean, un pionnier des sciences au Québec. Un pavillon porte son nom à l’Université Laval. La bibliothèque David-Gosselin, à Saint-Laurent, porte aussi le nom d’un insulaire, un homme de lettres, au Québec.            

Capsule

Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), le patrimoine constitue un élément important pour un peuple, non seulement pour le maintien de la diversité culturelle face à la mondialisation croissante, mais aussi pour aider au dialogue interculturel et au respect des autres. 

Notre fierté

Ici, on a également la chance d’avoir des lieux historiques pittoresques qui font le bonheur des insulaires et attirent de nombreux touristes chaque année. Pensons aux églises, aux terres agricoles, aux granges, aux quais… Des gens viennent de partout pour admirer le fleuve, les paysages et visiter des sites tels le Manoir Mauvide-Genest, un trésor national et l’un des derniers domaines seigneuriaux encore existants au Québec, la Maison Drouin, témoin de la vie d’un habitant de l’île d’Orléans, et le Parc maritime de Saint-Laurent, autrefois un chantier maritime, un acteur important dans la construction navale en bois. L’Espace Félix-Leclerc suscite aussi beaucoup d’intérêt.     

Au-delà des mots

Mais pour que ce patrimoine puisse se perpétuer, des gens doivent s’en occuper. D’ardents défenseurs de l’île et d’ailleurs s’investissent pour le protéger. On peut les remercier pour leur dévouement et l’énergie déployée. Au-delà des mots, n’hésitons pas, nous aussi, à contribuer et à agir ensemble pour prendre soin du patrimoine de l’île d’Orléans !     

Pour aller plus loin, voir l’article Les mêmes erreurs que d’habitude, de Pierre Lahoud, historien et photographe de Saint-Jean, paru dans Le Soleil du 13 février 2021.  

https:www.lesoleil.com/opinions/point-de-vue/nouvelle-loi-sur-le-patrimoine-les-memes-erreurs-que-dhabitude– 

Read Previous

La sculpture de la famille Tanguay fait boule de neige

Read Next

Chronique La beauté du vin: les Fromages de l’Isle d’Orléans

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Autour de l'île

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture