En visionnant le film Arlette ! qui est présentement en tournage à Québec, les cinéphiles constateront que la vedette du long métrage, Marie-Pier Morin, se retrouve seule dans un casse-croûte loin de la colline parlementaire de Québec. Il s’agit du Resto du Sud qui a été transformé en lieu de tournage, le 29 mars.
L’imposante équipe technique a débarqué tôt le matin pour s’installer et modifier le décor intérieur et extérieur de l’établissement du chemin Royal à Saint-François.
Cinq scènes ont été tournées dans la journée soit lorsqu’Arlette appel Laurent à l’aide, qu’elle est assise seule encore proche des larmes, qu’elle réalise la différence entre la députée et qui elle est vraiment, qu’elle se retrouve face-à-face à son image et qu’elle s’ouvre sur la pression dès son enfance.
Pourquoi l’équipe de Caramel Films, dont la réalisatrice Mariloup Wolfe a-t-elle opté pour le restaurant des copropriétaires Marlène et Caroline Roberge ?
« La réalisation recherchait un casse-croûte loin de la ville de Québec. Notre personnage principal est dans le monde politique et souhaitait s’isoler de la colline parlementaire. Notre recherche a couvert très large autour de Montréal et de Québec. Nous avons pris des photos. Notre équipe de réalisation et notre équipe artistique ont beaucoup aimé le Resto du Sud. Une bonne partie du tournage s’effectue à Québec soit 18 jours sur 30. Le lieu est à la fois proche et éloigné de la colline parlementaire », a commenté la directrice des lieux de tournage, Geneviève Doré.
Selon Mme Doré, Arlette ! constitue un long métrage qui nous amène dans le cœur de la politique.
« Arlette Saint-Amour est une jeune femme dans la trentaine se faisant approcher par le premier ministre qui souhaite rajeunir l’image de son équipe, brasser les façons de faire établies. Arlette arrive avec peu de connaissance de ce milieu avec toute sa fraîcheur comme ministre de la Culture. Nous sommes dans son apprentissage de la vie politique avec les confrontations avec les différents secteurs comme les finances, le culturel et les batailles d’image.
Dans la vraie vie, l’île d’Orléans, site patrimonial est soumise au plan de conservation du ministère de la Culture et voilà que, dans le film, sa ministre se retrouve dans un casse-croûte de Saint-François. Planifié ou hasard?
« C’est vraiment un hasard, je m’en suis rendu compte en écoutant les nouvelles qui mentionnaient qu’il se déroulait une commission parlementaire sur le patrimoine culturel. Et même, à un moment donné dans le scénario, on fait un clin d’œil au ministère de la Culture, lorsqu’un garagiste s’adresse à la ministre pour se plaindre qu’il ne peut plus rien faire car son terrain faire partie d’une zone patrimoniale, soit cimetière à côté de son commerce », a affirmé Mme Doré.
En plus de Marie-Pier Morin, Arlette ! met en vedette Paul Ahmarani, Gilbert Sicotte, Benoît Brière, David La Haye, Kathleen Fortin, Emmanuel Schwartz, Alexandre Nachi, Sandrine Bisson, Claudia Ferri, Micheline Lanctôt, Pierre Verville et Gaston Lepage.
Écrit par Marie Vien (scénariste de La passion d’Augustine et de 14 jours, 12 nuits), le film devrait se retrouver sur le grand écran en 2022.
« Reste du tournage d’été en juin à effectuer. Suivra le montage, la préparation et la promotion du film. On verra aussi en raison de la pandémie et des salles de cinéma », a signalé Mme Doré.
Beauté des paysages
Le tournage hors de Québec a servi de bouffée d’air frais pour le groupe.
« Bien que l’équipe de tournage ne soit restée qu’une journée à l’île d’Orléans, qu’elle a été confrontée avec des conditions de tournage difficiles en raison du vent et du froid, les gens étaient contents de se retrouver à l’extérieur de la frénésie de tous les jours et de pouvoir profiter des beaux paysages. L’équipe technique est pas mal montréalaise. J’étais contente qu’ils aient pu découvrir l’île d’Orléans », a déclaré Geneviève Doré.
Un beau cadeau
Selon la copropriétaire du Resto du Sud, Marlène Roberge, le tournage du film représente un beau cadeau pour la famille qui soulignera le 40e anniversaire de l’établissement, le 24 juin prochain.
« Ça adonne bien avec le 40e. Il s’agit d’une belle expérience pour nous et une belle visibilité pour le commerce même si l’intérieur et l’extérieur ont été modifiés pour les besoins du tournage. Mes parents ont aussi apprécié », a mentionné Mme Roberge.
La cuisinière a connu un avant-midi occupé puisqu’elle a préparé les soupes, les clubs sandwich et les desserts pour les figurants qui participaient aux scènes tournées avec Marie-Pier Morin.
« Je suis restée en après-midi pour venir en aide à l’équipe technique », a déclaré Marlène Roberge avec enthousiasme.
Belle visibilité
Pour la municipalité, cet événement ne comporte que des aspects positifs.
« Cela nous donne une très belle visibilité. J’étais contente quand les gens du tournage m’ont appelé. Ils sont très collaborateurs. Ça ouvre des portes pour d’autres activités du genre dans le futur », a souligné la mairesse de Saint-François, Lina Labbé.
Elle a pu constater que le tournage de film représente une grosse organisation.
« Nous avons les équipements pour les recevoir. Le centre communautaire a servi de quartier général et de salle de maquillage. La cuisine a accueilli 60 personnes pour le dîner », a précisé Mme Labbé.
La mairesse a noté que l’expérience se voulait comme un clin d’œil au ministère de la Culture avec qui l’île d’Orléans négocie les dossiers patrimoniaux, notamment avec la Table de concertation du plan de conservation du patrimoine de l’île.

