Comme l’a si bien dit l’écrivain et philosophe français Michel Onfray, le virus a mis le monde à genoux. À l’aube de l’année 2021, j’espère que cette épreuve mondiale sera bientôt derrière nous. J’imagine un nouveau départ. Je vois un nouvel horizon, celui de l’espoir, avec le vaccin qui, tôt ou tard, sera accessible à tout le monde. Même si son invention est récente et que des doutes planent sur certaines de ses capacités, je suis confiante. Mais fallait-il nécessairement passer par là pour comprendre ?
Comprendre que rien n’est acquis, que la vie et la santé sont des trésors précieux, que, chacun dans sa bulle, la présence des autres nous manque, que nos « anges gardiens », nos héros au combat risquent ou donnent leur vie pour sauver la nôtre. Que les vieux méritent qu’on s’en occupe davantage, pas juste en temps de catastrophe. Si nous les avions visités plus souvent avant, cela aurait permis non seulement d’en sauver, mais aussi de voir la faiblesse des organisations, lesquelles structures, au départ, ont été mises sur pied avec de bonnes intentions.
Bien des choses nous ont sauté aux yeux en 2020. Je le réalise encore plus maintenant. Nous avons manqué à certains de nos devoirs, celui, notamment, de vivre en harmonie avec la nature, de prendre soin de notre environnement, de cette Terre que nous partageons. Les scientifiques l’observent. Pendant cette épreuve, la pollution atmosphérique et sonore a baissé, notamment. On respirait mieux et la nature ne s’en portait que mieux. Est-ce assez pour nous convaincre de continuer et, surtout, d’en faire un peu plus pour léguer aux suivants une planète où il fait bon vivre ?
L’avenir s’invente aujourd’hui
Je tourne la page sur le pire parce que je pense que le meilleur est à venir, que la vie va reprendre son cours plus normalement. Privée de tout pendant la pandémie, de rassemblements culturels, d’activités sociales et sportives, je redécouvre plus que jamais les bénéfices de la vie.
Capsule
75 % des Québécois disent avoir l’intention, après la pandémie, de prendre plus de temps avec leurs proches et 73 % veulent en profiter pour relaxer et profiter du moment présent.
Source : Allard, M., Martel, M-E., Le Soleil « Prendre le temps de prendre son temps », 19 décembre 2020.
Cette pause forcée aura quand même eu du bon pour se retrouver, prendre son temps, apprécier ce que l’on a, être heureux, même… Les rares fois où les mesures sanitaires du gouvernement s’assouplissaient, nous les recevions comme des cadeaux. On pouvait sortir, voir des gens, avec des contraintes certes, mais c’était un événement en soi. Le cauchemar est presque terminé. Je l’espère, comme nous l’espérons tous ! D’ici peu, j’imagine faire la fête en toute liberté.
En terminant, j’aimerais vous offrir cette belle réflexion de Confucius sur le bonheur : « La vie ne se mesure pas par le nombre de respirations prises, mais par le nombre de moments qui nous ont coupé le souffle ». Je nous en souhaite à l’infini en 2021. Bonne année !

