Petits bonheurs

Difficile pour l’instant de savoir ce que nous réserve l’automne 2020 en contexte pandémique. En revanche, cette fin d’été offre aussi des moments de plaisir dont je compte bien profiter et même… abuser.

Autour de nous, à l’île d’Orléans, ce qui me saute aux yeux d’abord, c’est l’abondance des récoltes, cette richesse qui sort des champs. C’est beau à voir tous ces légumes cultivés avec ardeur par des agriculteurs soucieux de bien nous alimenter : pommes de terre, poireaux, carottes, poivrons, courges, haricots…

Les marchés et kiosques, à l’île, regorgent de légumes diversifiés des plus attrayants et succulents. S’arrêter pour en acheter et jaser avec l’agriculteur fier de présenter ses produits constitue un moment privilégié dans ma journée. Le temps des maïs me donne le goût de souligner l’automne et de les déguster entre amis comme on le faisait déjà à l’époque de la Nouvelle-France, mais pas pour les mêmes raisons puisque c’était pour souligner, entre paysans, la fin des dures corvées de la récolte. La cueillette des pommes amène aussi son lot de plaisir. Beaucoup de visite ! Jeunes et moins jeunes viennent nombreux à l’île pour cueillir et croquer à pleine dent ce fruit de la passion.

Et que dire des paysages magnifiques et colorés qui ornent le trajet du tour de l’île avec sa vue spectaculaire sur le fleuve Saint-Laurent. Le décor invite à la contemplation en toute oisiveté, assis sur son terrain, ou à se balader, en voiture, à vélo, à pied pour explorer des sentiers à proximité comme le sentier du Flâneur, à l’Espace Félix-Leclerc, ou pique-niquer au Parc-des-Ancêtres, aux haltes de Saint-François ou de Saint-Jean.

Les coins ne manquent pas pour décrocher, se ressourcer, lire de bons livres québécois comme ceux de Dany Laferrière ou Marie Laberge ou relire de grands classiques comme La confusion des sentiments, de Stefán Zweig. Des occasions d’alimenter son imagination, de réfléchir et de rêver, ailleurs qu’à la maison…

Les amateurs de vin sont aussi choyés. Les vignerons travaillent fort pour offrir des vins de qualité, à l’île. Savourer un verre de vin ou un cidre de pomme à une terrasse, dans un décor champêtre, n’est-ce pas là un instant magique ! Et pour ceux qui préfèrent vivre l’expérience des vendanges de septembre à la mi-octobre, il est toujours possible de donner un coup de main aux vignerons tout en découvrant les secrets de la viticulture.  

S’arrêter pour parler aux gens, admirer des œuvres réalisées par des artistes de l’île dans des galeries et boutiques, cela fait aussi partie des plaisirs de la vie. L’art apporte tant à celui ou celle qui sait apprécier un tableau, une sculpture, un bijou… C’est aussi le moment de visiter des lieux patrimoniaux qui ont marqué notre histoire : le Manoir Mauvide-Genest, la Maison Drouin, le Parc maritime de Saint-Laurent et l’Espace Félix-Leclerc.

Et pour compléter le tableau, pourquoi ne pas découvrir et savourer des mets typiques de l’île ? Restos et casse-croûtes revisités rivalisent d’imagination pour offrir des menus souvent concoctés avec des produits du terroir, faits par des artisans passionnés et créatifs. Avis aux gourmets et gourmands !

Bref, de petits bonheurs simples que je savoure pleinement pour me faire oublier que la pandémie n’est qu’un mauvais moment à passer….

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