Marie Blouin
marieb0708@outlook.com
C’est le temps des fraises à l’île d’Orléans. Les amateurs de fraises doivent dire merci au lieutenant-colonel Amédée François Frézier (1682-1773). C’est lui qui a introduit, en 1713, des plants de fraises ou fraisiers, en France.
Une histoire raconte que pour faire plaisir au roi Charles III, un des descendants de l’officier Frézier lui aurait servi un plat de fraises fraîches. Heureux de les déguster pour la première fois, pour le remercier le roi baptisa le petit fruit du nom découlant de son parent. Belle reconnaissance n’est-ce pas ?
En fait, la fraise, telle qu’on la connaît aujourd’hui, est le résultat d’un croisement avec la fraise des bois qu’on retrouvait dans les forêts d’Asie et d’Amérique du Nord. De nos jours, il existe, selon le site du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, 13 variétés de fraises au Québec. Et c’est le Québec qui est le plus grand producteur de fraises au Canada. À l’île d’Orléans, on est comblé ! Presque toutes les fermes en produisent depuis fort longtemps, souvent d’une génération à l’autre, comme la ferme Gosselin, à Saint-Laurent, celle des Blouin, à Sainte-Famille ou celle des Pouliot à Saint-Jean.
Non seulement le goût de la fraise est-il sucré et délicieux, mais le fruit comporte aussi de nombreuses qualités nutritives ainsi que des bienfaits pour la santé : faible en calorie, bon pour les femmes enceintes, le rhumatisme et la goutte notamment, riche en fibres et en vitamine C. La fraise peut aussi contribuer à abaisser le taux de cholestérol.
C’est le fruit coup de cœur des petits comme des grands ! On peut manger les fraises nature, en confiture, dans des breuvages, dans divers desserts et même s’en servir pour faire des masques de beauté comme les Romains le faisaient pour conserver l’éclat de leur visage. Tellement populaire, la fraise, qu’une expression québécoise, se bourrer la fraise, lui est consacrée en lien avec son goût exquis.
On peut s’en procurer dans la plupart des fermes de l’île d’Orléans, de juin jusqu’à l’automne. L’autocueillette permet à de nombreux visiteurs de faire une belle sortie en famille, en couple ou en solo. On peut aussi les acheter directement auprès du producteur dans les kiosques qui longent le chemin Royal. En fait, elles sont si populaires, les fraises de chez nous, qu’on peut s’en procurer un peu partout comme au Grand marché de Québec et dans la plupart des marchés d’alimentation. Partout, les gens en raffolent !
Si, à la Renaissance, les femmes les dégustaient avec de la crème alors que les hommes les préféraient avec du vin, de nos jours, on les mange juste pour le plaisir tout en les apprêtant au gré de notre fantaisie. Vive les fraises !
Voici une liste de producteurs de fraises à l’île d’Orléans où on peut faire de l’autocueillette : http://savoirfaire.iledorleans.com/fra/fruits-certifies/fraises-de-lile-dorleans.asp

