Caroline Desbiens se dit fière du travail accompli durant la session parlementaire qui s’est terminée vendredi, à Ottawa. La députée de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix a appris à la dure étant confrontée à une session pas comme les autres que personne n’avait anticipée.
« Apprendre à être une députée pendant une pandémie c’est apprendre à la vitesse grand V », a avoué la députée bloquiste.
« Je suis fière de l’aide que mon équipe et moi avons apportée à la population au cours des six derniers mois. Ce n’étaient pas toujours des apparitions spectaculaires, mais c’était notre devoir de répondre à chacun », a-t-elle insisté.
Au plus fort de la crise, ce sont des centaines de courriels et des dizaines d’appels par jour qui étaient logés à ses deux bureaux de circonscription. Les demandes concernaient l’assurance-emploi, la PCU, l’aide aux entreprises, l’immigration, mais les gens voulaient aussi être simplement rassurés.
« Plusieurs croyaient qu’une députée n’avait pas le temps de répondre à tout le monde. Notre mot d’ordre c’était de prouver le contraire. »
Durant la crise, la députée a soutenu plusieurs agriculteurs qui ont eu besoin d’aide afin de faciliter l’arrivée de plusieurs travailleurs étrangers et avec le Bloc, à titre de participante au comité parlementaire de l’agriculture, à obtenir l’aide financière pour assurer les mesures sanitaires nécessaires. Elle est aussi restée bien présente sur le terrain en offrant huit tablettes électroniques en cadeau à des résidences pour personnes âgées, en encourageant les médias locaux et plusieurs organismes d’aide alimentaire.
« Dès le début de la pandémie, on s’est mis en mode consultation. J’ai participé à des rencontres virtuelles avec les élus des 27 municipalités et les acteurs économiques sans compter les consultations menées par tourisme Charlevoix. »
Du côté d’Emploi d’été Canada, malgré ce qu’elle qualifie de sous-financement et de cafouillage des libéraux dans la gestion du programme, 544 000 $ et 132 postes ont été créés. Dans Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix, les demandes se sont chiffrées à 1,4 M$.
Nombreux projets
L’occasion a aussi été bonne pour œuvrer à l’avancement de plusieurs projets locaux.
« Nous établissons nos contacts et plusieurs ministres sont au fait de nos demandes et des projets qu’on veut mettre de l’avant. »
Sur l’île d’Orléans, la députée suit les dossiers de cession du quai de Saint-François que la municipalité souhaite reprendre ou encore le développement du Parc maritime de Saint-Laurent.
Présente cet été
Malgré son emploi du temps chargé, la députée entend être présente dans son comté au cours de la saison estivale.
« Je veux retrouver mon monde. Peut-être que nous n’aurons pas de grands événements, mais je veux aller rencontrer des gens et réserver quelques petites surprises à ceux qui se sont dévoués pour leur communauté. »
Elle rappelle que les bureaux de Sainte-Anne-de-Beaupré et de La Malbaie seront bientôt rouverts au public, mais que les rencontres se feront sur rendez-vous seulement.
« Habituellement, nos bureaux ferment pour deux semaines, mais cet été mon équipe restera en poste pour aider les gens qui en ont besoin. »

