Dix bougies pour Histoire de pêche – l’atelier

Parce qu’il a toujours accumulé des artéfacts liés à la pêche, Normand Robitaille a ouvert, il y a 10 ans, Histoire de pêche – l’atelier. Au fil du temps, il a peaufiné sa boutique-musée si bien qu’il est devenu une référence dans le domaine au Québec.

Passionné de fabrication et de vente d’équipements de pêche, le copropriétaire de l’établissement ayant pignon sur rue dans le village de Saint-Laurent avait lancé son projet en 2015 en compagnie de sa conjointe Hélène Audet.

« Depuis que j’ai pris ma retraite de mon entreprise d’installation de céramiques, en 2022, je peux fabriquer davantage de mouches et de cannes à pêche pour ensuite les vendre aux fervents de ce loisir », a précisé celui qui est à la source du retour du bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent.

Le sexagénaire prend soin d’ajouter qu’il est un des seuls monteurs de cannes à pêche au Québec et que des commerces tels Latulippe, Sail et Le coin du moucheur réfèrent leurs clients, chaque semaine, à l’homme aux multiples talents afin de réparer leur canne à pêche.

« Les gens viennent de partout, de Matane, du Saguenay, pour que je répare leur canne à pêche, mais aussi pour visiter la boutique-musée », a-t-il précisé.

Normand Robitaille a aménagé son temple de la pêche en sections thématiques – comme la pêche à l’anguille ou au bar rayé – qui présentent des artéfacts datant même de 1840.

« L’hiver, je peins ou je dessine sur céramique des œuvres liées à la pêche qui sont ensuite exposées dans mon atelier. Je grave aussi des restants de céramique qui sont vendus, tout comme mes œuvres peintes ou dessinées sur la céramique. Avec les sections thématiques et les œuvres, je joins le passé au présent », a commenté celui qui a installé un imposant aquarium de 540 gallons contenant, de mai à octobre, des poissons que l’on peut pêcher dans le fleuve Saint-Laurent.

Comme l’entrée à l’atelier-musée est gratuite, les clients doivent raconter une histoire de pêche en échange de l’accès au site.

Appuyé par sa compagne de vie, Hélène Audet, M. Robitaille obtient aussi son soutien dans son aventure puisqu’elle s’occupe d’une section bijoux et produits dérivés liés à la pêche.

Initié rapidement

Presque tombé dans la marmite comme Obélix, M. Robitaille a débuté son histoire d’amour avec la pêche lorsqu’il n’était qu’un petit garçon et qu’il dut réparer la canne à pêche qu’il avait reçue en cadeau de sa grand-mère.

Diplômé en électricité en 1984, Normand Robitaille n’a pas pu dénicher un emploi dans ce domaine. Il s’est alors rapidement initié au monde de la pêche en travaillant à La Mouche Soleil, à Giffard. À 20 ans, il vendait du matériel de montage de mouches et offrait des formations de montage de mouches. Par la suite, il a gagné sa croûte dans le domaine de la construction tout en gardant son intérêt pour la pêche.

Insulaire depuis 1972 et membre de la Corporation de restauration de la pêche, il a opéré un port de pêche au Parc maritime de Saint-Laurent pendant plus de 10 ans. 

Saxophoniste amateur depuis plus de 30 ans, il partage une autre de ses passions, soit de jouer de la musique, avec son fils Patrick.

Vignette : Normand Robitaille est l’un des seuls monteurs de cannes à pêche au Québec. ©Archives Autour de l’île, Marc Cochrane

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One Comment

  • Bravo Normand et Hélène. Vous êtes des passionnés! et infatigables.

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