Il y a plusieurs décennies, les habitants des rives avaient classé les Orléanais comme des sorciers. « Lors de la pêche aux anguilles, les cages étaient installées à marée basse et les habitants apportaient des lanternes et des torches pour s’éclairer, la nuit. Ces lumières mouvantes ont donc impressionné les riverains qui surnommaient les habitants locaux sorciers de l’île », a expliqué la propriétaire de la Maisonnette de l’île, Julie Bélanger.
C’est d’ailleurs à travers sa boutique qu’elle célèbre cette histoire, qui d’après elle, fait partie de notre passé. « Ce n’est pas une légende, c’est réellement arrivé », a-t-elle mentionné.
Elle offre donc des vêtements, des plaques d’immatriculation, des livres, des chapeaux de sorcières, des tasses… Selon Mme Bélanger, les pots de sorcières sont particulièrement prisés par les grands-mères pour concocter des soupes aux yeux de crapaud avec du venin de serpents bleus pour leurs petits-enfants. Mais son article central consiste en la tenture murale en métal décoratif pour le coin jardin.
Débordante d’idées, la sorcière en chef rêve d’avoir la chance de participer à un festival de la sorcellerie à l’île d’Orléans : un événement où voyantes et herboristes seraient valorisées, offrant ainsi une occasion aux sorciers de l’île de révéler leur véritable visage.
Vignette : Julie Bélanger avec la tenture murale en métal décoratif pour le coin jardin. ©Mia Roy

