Souvent méconnues à l’époque du régime seigneurial, des femmes québécoises reprennent la place qui leur est due dans le cadre de l’exposition temporaire Le pouvoir seigneurial au féminin présentée jusqu’en octobre 2025 dans la cuisine du Manoir Mauvide-Genest (MMG).
Montée par la coordonnatrice des activités au MMG et étudiante en muséologie à l’Université Laval, Marianne-Drolet-Brassard, l’exposition présente sept portraits féminins ayant marqué le régime seigneurial du 18e au 19e siècle.
« Ces femmes ont exercé tous les types de pouvoir dans une seigneurie, soit accompagner le seigneur, soit le remplacer », a mentionné Mme Drolet-Brassard.
Lancée le 18 juin en présence d’administrateurs de la Fondation du Manoir Mauvide-Genest et d’élus de Saint-Jean, l’exposition souhaite valoriser l’histoire de femmes souvent négligées de cette époque.
Dès les premiers pas dans le sous-sol de ce bâtiment érigé en 1734, apparaît une toile reproduite avec l’autorisation du Musée des Beaux-Arts du Québec et représentant Marie-Madeleine Volant (née Mauvide) produite en 1789. Sa mère, Marie-Anne Genest, a pris la relève du seigneur et chirurgien, Jean Mauvide, parti en Ohio durant la guerre de la Conquête.
Suivent Marie-Catherine Peuvret (épouse du seigneur de Beauport, Ignace Juchereau Duchesnay), Angéline Renaud d’Avène des Méloizes (seigneurie de Neuville), les sœurs Chartier de Lotbinière, Catherine Tarieu de Lanaudière (Saint-Jean-Port-Joli), Louise de Ramezay (Montréal) et les communautés religieuses des Ursulines et des Augustines.
« Peu de portraits ont été réalisés des femmes du régime seigneurial. Nous aurions aimé inclure l’Orléanaise Éléonore de Grandmaison dans l’exposition mais nous n’avons pas trouvé de portrait d’elle », a précisé la directrice générale du Manoir Mauvide-Genest, Sarah Thibaudeau-Cormier.
Vignette : Marianne Drolet-Brassard devant la toile de Marie-Madeleine Volant (née Mauvide). ©Marc Cochrane

