Les 75 ans du naufrage du Franconia : Gilles Gallichan en quête de souvenirs

Le 12 juillet 1950, la vie paisible des habitants de Sainte-Pétronille a été fortement bouleversée par le naufrage du paquebot RMS Franconia juste devant la pointe du village. Soixante-quinze ans plus tard, Gilles Gallichan souhaite faire revivre cette page d’histoire de la municipalité en rééditant, en 2025, la brochure L’Aventure du RMS Franconia à Sainte-Pétronille (Île d’Orléans), parue en 2000.

L’historien de Sainte-Pétronille entend se servir du document qui avait été publié grâce, notamment, aux bénévoles de l’époque de la bibliothèque La Ressource comme canevas afin de l’enrichir de nouveaux témoignages, anecdotes ou photos recueillis de façon directe et indirecte.

« Il reste des témoins, en vie, lorsque l’échouement est survenu. Des parents ou grands-parents ont peut-être transmis des souvenirs oralement ou des images ou objets de cette époque », a souligné M. Gallichan que l’on peut joindre à gilles.gallichan@videotron.ca.

Lors du 50e anniversaire du naufrage du RMS Franconia, Gilles Gallichan a rappelé qu’une exposition avait été présentée tout l’été à la sacristie de l’église de Sainte-Pétronille.

En collaboration avec le Centre culturel Robert-Martel, M. Gallichan pourra compter sur les Éditions GID pour la publication de ce qui deviendra un livre, car la maison d’édition de Québec possède des documents historiques à ce sujet.

« Je prévois terminer l’ouvrage à la fin de 2024 pour une publication au printemps 2025. J’aimerais aussi y inclure des détails de la vie quotidienne au moment où le naufrage, qui n’a pas fait de blessés, est survenu », a mentionné l’historien.

Se rendant à Liverpool, en Angleterre, en partance de Québec, par un temps idéal, le bateau de croisière piloté par Edmond Bacquet dit Lamontagne et propriété de Cunard a heurté des récifs devant la rue Laflamme, vers 21 h 38.

Le choc de cette imposante embarcation accueillant 846 passagers et comptant 426 membres d’équipage a produit un tel boucan qu’on croyait à un tremblement de terre accompagné d’un coup de tonnerre.

Durant la période de réparation effectuée au chantier de la MIL Davie, 1 270 personnes ont été hébergées au Château Bel-Air (La Goéliche) et à l’ancien hôtel Bellevue, à l’île d’Orléans, ainsi que dans des établissements de Québec. Le chantier de Lévis désire souligner ses 200 ans en remettant éventuellement au Parc maritime une roche de quatre pieds de hauteur qui a été extirpée du navire lors de sa réparation.

Long de 192 m sur 22,5 m, le RMS Franconia a repris le collier pour sillonner les mers durant six ans.

Vignette : Le réputé photographe de Sainte-Pétronille, Charles-Henri Leclerc a réussi ce cliché en 1950. ©Charles-Henri Leclerc

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