L’automne est de retour. La nature se métamorphose et change de décor. Les arbres perdent leurs couleurs et les journées sont plus fraîches. C’est donc le bon temps pour sortir, pas juste pour prendre l’air à l’île, mais pour aller au cinéma voir des films québécois. J’aime notre cinéma québécois et j’en suis fière !
Avouez que notre cinéma est riche et divertissant ! Et, il ne date pas d’hier. Pensons aux grands noms qui ont marqué l’histoire cinématographique dès les années 1960 : Pierre Perreault et Michel Brault avec leur film Pour la suite du monde, un classique. Denis Héroux et Gilles Carle ont donné, quant à eux, de l’élan au cinéma commercial, notamment avec Valérie et La mort d’un bûcheron. L’ouverture d’esprit de Denys Arcand nous a fait réfléchir avec son film culte Le déclin de l’empire américain, vers la fin des années 1980. Le public était sous le charme lors de la sortie des films de Jean-Marc Vallée, Denis Villeneuve, Xavier Dolan, Anaïs Barbeau-Lavalette, Francis Leclerc (fils du poète Félix Leclerc), Luc Picard et, récemment, Louise Archambault. Je pourrais en citer plusieurs autres encore… comme Pascal Plante avec son excellent film Les chambres rouges (2023).
Ces cinéastes réussissent, tant bien que mal, à se tirer d’affaires pour réaliser des films de qualité avec, malheureusement, des moyens financiers très modestes. Bien que le cinéma québécois attire un peu plus d’entrées en salle ces derniers temps, il ne connaît toujours pas le succès que certains films méritent. Personnellement, je ne comprends pas pourquoi on le boude plus que le cinéma américain. Plusieurs de nos films sont bons pourtant ! Et l’industrie du film et de la production génère des retombées économiques importantes au Québec. Elle procure, de près ou de loin, des revenus pour plusieurs, à commencer par des auteurs, des acteurs, des techniciens, des photographes, des scénaristes, des coiffeurs, des maquilleurs, des costumiers, des musiciens…
Et il y en a pour tous les goûts
Les cinéastes québécois rivalisent d’imagination pour présenter au public un vaste éventail de films sur grand écran, des comédies, des thrillers, des suspenses, des drames, des biographies, de la science-fiction… Pour notre plus grand plaisir, ils nous font passer par toute une gamme d’émotions, du rire aux larmes. Ils nous font rêver aussi et espérer que, parfois, tout est possible… même l’impensable.
Bref, j’aime voir les films québécois parce qu’ils portent notre héritage culturel aux générations suivantes. Sur ce plan, je dis merci aux cinéastes et aux producteurs et productrices comme Denise Robert qui ont le feu sacré pour cet art. Ces gens connus contribuent à l’affirmation du cinéma québécois et à l’émergence de talents. Et ce ne sont pas les talents qui manquent ici !
Alors, cet automne, sortez pour voir des films québécois… au cinéma !
Mon coup de cœur cette année : Les chambres rouges (2023) du réalisateur québécois Pascal Plante.
Sources :
https://www.lapresse.ca/cinema/2021-01-14/cinema–quebecois–en-2020/hausse–des–parts–de–marche–mais–baisse–importante–des–revenus.php ;
L‘histoire du cinéma québécois en 50 dates ( cinemaquebecois.fr ) ;
Le cinéma québécois améliore sa place dans les entrées en salle |- Le Devoir

