La boucle a été bouclée pour John Conrad Gosselin dont les cendres ont été inhumées sur la terre de son ancêtre, le major Clément Gosselin, lors d’une cérémonie tenue le 23 septembre, à Sainte-Famille.
Cet Américain de Boise, en Idaho, avait stipulé dans ses dernières volontés de reposer sous la plaque commémorative de son ancêtre installée en sa présence, en juin 2022, devant l’église de Sainte-Famille.
Avant de rendre l’âme, le 11 avril dernier, à l’âge de 68 ans, des suites de la maladie de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), John Conrad Gosselin avait aussi participé, en octobre 2022, au dévoilement de la même plaque qu’à Sainte-Famille, mais au lieu de décès de son ancêtre, à Beekmantown, New York.
« C’est très spécial de recevoir une demande comme celle de John Conrad Gosselin. J’ai été surpris. C’était dans ses dernières volontés et il nous en avait parlé à la fin de sa vie. La municipalité de Sainte-Famille a accepté sa demande, car il nous a fait découvrir beaucoup de choses au sujet de Clément Gosselin, un insulaire qui a contribué à l’indépendance des États-Unis, et de la famille Gosselin », a déclaré le maire de Sainte-Famille, Jean-Pierre Turcotte.
« John Conrad a aimé les États-Unis. C’était une fierté pour lui que son ancêtre ait aidé George Washington à vaincre les Anglais pour procurer l’indépendance des États-Unis. Il voulait que les Canadiens-français reconnaissent les accomplissements du major Clément Gosselin. C’est une belle fierté qu’un Américain de plusieurs générations revienne aux sources de sa famille. C’est un beau message de respect des ancêtres. Lui qui avait gardé sa culture francophone, il signifie, par sa volonté, la continuité du travail de la reconnaissance du major Clément Gosselin », a affirmé le vice-président de l’Association Québec-France-Québec, Serge Pouliot.
Le vice-président de l’Association des familles Gosselin, Jean-François Gosselin, a rappelé les principaux faits d’armes du disparu.
« Né le 14 juin 1954, à Woonsocket, Rhode Island, il s’est plus tard installé à Boise où il devient rédacteur en chef de la revue The Upland Almanach, dédiée à la race canine et à la chasse et publiée dans 50 états américains. Il est devenu membre de l’Association des familles Gosselin et, comme son ancêtre, Clément Gosselin, membre de la Société des Cincinnati qui lui avait attribué le mandat de représentativité, en octobre 2018, pour toutes les activités s’y rapportant aux États-Unis comme au Canada », a souligné Jean-François Gosselin.
Il a ajouté que John Conrad Gosselin a marché sur la terre de son ancêtre, à la limite du Trait Carré de l’île, et à l’endroit où se trouve la maison natale de Clément Gosselin. Il a fait réaliser un dessin illustrant le major Clément Gosselin par un artiste américain.
Jean-Pierre Turcotte a déposé l’urne arborant le drapeau américain dans la terre, sous la plaque du major Clément Gosselin après que le frère dominicain François Pouliot eut béni les cendres. Malheureusement, ses sœurs Susan et Sandra n’ont pas pu prendre part à la cérémonie puisque retenues aux États-Unis.
Sainte-Famille et l’Association Québec-France-Québec poursuivent leurs démarches auprès de la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, afin que le ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, reconnaisse le major Clément Gosselin, personnage historique du Québec.
Vignette : Le frère dominicain François Pouliot a béni les cendres de John Conrad Gosselin. Jean-Pierre Turcotte tient l’urne en présence de Jean-François Gosselin. ©Marc Cochrane

