Il faudra patienter jusqu’en 2025 pour voir la première pelletée de terre symbolisant le début de la construction du nouveau pont de l’île d’Orléans.
La députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, en a fait l’annonce lors d’un entretien à son bureau de circonscription, le 4 juillet, à Beaupré.
« Les appels de proposition sont en cours et doivent se conclure en 2023. Le manque de personnel qualifié au ministère des Transports (MTQ) et le désir du gouvernement du Québec de s’assurer d’un meilleur prix justifient ce délai », a précisé la successeure d’Émilie Foster.
« Le pont devrait être prêt pour 2028, mais le plus tôt sera le mieux. Je suis le dossier de près », a ajouté l’ex-journaliste de TVA.
En attendant, le pont actuel est monitoré afin d’assurer la sécurité. Le MTQ a consacré 9 M$ en cinq ans pour son entretien.
« L’été, l’achalandage sur le pont passe de 12 000 à 30 000 véhicules par jour. J’ai demandé que la saison touristique ne soit pas affectée par les travaux qui se réaliseront surtout durant la nuit. La présence d’un signaleur va aider à la circulation routière », a souligné Mme Bourassa.
En raison de ses 88 ans bien sonnés, le pont requiert un assouplissement au niveau du poids des camions dont la charge doit être réduite de 30 %.
« Je comprends la grogne des agriculteurs de l’île. J’en ai parlé avec le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien, et la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, ainsi qu’avec le représentant du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Il s’agit d’une problématique particulière. Je vais essayer de les convaincre », a-t-elle mentionné.
Navette fluviale
Mme Bourassa consacre aussi ses énergies à la réalisation d’un projet qui lui tient à cœur pour l’île : la navette fluviale.
« Je travaille fort pour que ce projet se concrétise », a-t-elle spécifié.
Députée occupée
La première session parlementaire complète de Kariane Bourassa a été marquée par de nombreux dossiers chauds comme les inondations à Baie-Saint-Paul, le Mont-Sainte-Anne, les traversiers à l’Isle-aux-Coudres et le troisième lien.
« Ma carrière de journaliste m’a aidée à assimiler rapidement les informations et à les vulgariser. Dans le cas des inondations à Baie-Saint-Paul, j’ai agi comme agent de liaison avec Hydro-Québec et le MTQ, par exemple », a-t-elle affirmé.
Elle conservera un souvenir de ce malheur qui a frappé Charlevoix puisqu’elle a laissé sa voiture pour traverser le pont Leclerc à pied, mais la digue a lâché et sa voiture a été inondée.
« J’ai porté le même linge durant cinq jours. Je suis allée m’acheter des sous-vêtements au Hart », a raconté la députée.
Parlement et terrain
Kariane Bourassa confie que le travail d’élue provinciale constitue une somme colossale de travail.
« C’est comme si j’avais deux emplois. Un au Parlement, très intense, avec ma fonction d’adjointe parlementaire au ministre de la Justice, et un autre en circonscription, que j’adore. Deux fois 35 heures par semaine, sept jours sur sept », a déclaré Mme Bourassa.
Équilibre familial
Un tel horaire demande beaucoup de gymnastique pour elle, son conjoint, pilote d’hélicoptère partout au pays, et les deux enfants de celui-ci.
« Le mot d’ordre est : équilibre. Mon conjoint m’accompagne lors d’événements et je suis même allée le rejoindre en Colombie-Britannique afin que l’on passe du temps ensemble », a révélé la députée.
Cet été, elle planifie de visiter les 27 municipalités de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, incluant les six de l’île.
« Nous allons cueillir des fraises avec les enfants et savourer une crème glacée à la Fromagerie Ferme Audet, à Saint-François.
Kariane Bourassa a rappelé qu’une somme de 3,7M$ a été consentie à des organismes orléanais à vocation touristique et 25 000 $ pour l’aide alimentaire d’urgence.
« J’invite les organismes à but non lucratif de l’île à me contacter pour obtenir une contribution financière dans le cadre du programme de soutien à l’action bénévole », a-t-elle lancé.
Photo : Catherine D’Amours

