Maggie Jalbert finaliste des Prix d’excellence des arts et de la culture

En reconnaissance de l’excellence de son travail et de sa contribution exceptionnelle à l’essor culturel des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, la céramiste orléanaise Maggie Jalbert a fait partie des finalistes de la 36e édition des Prix d’excellence des arts et de la culture, dans la catégorie Émergence en métiers d’art.

Résidente de Sainte-Pétronille depuis 10 ans, elle aurait bien aimé que son nom soit dévoilé lors d’une soirée présentée le 28 novembre à la salle des Promotions du Petit Séminaire de Québec, mais le jury lui a préféré Léa Ménard.

« Juste le fait d’être en nomination constitue une belle reconnaissance. La concurrence était forte dans ma catégorie qui récompense un(e) artisan(e) ayant 10 ans ou moins de pratique », a affirmé la Beauceronne d’origine.

Celle qui vient de joindre les rangs du regroupement BLEU est passionnée des arts depuis ses études en arts visuels au Cégep Beauce-Appalaches.

Par la suite, se sont succédé le programme dessin et peinture, à École d’art et de design de l’Ontario, le baccalauréat en enseignement des arts plastiques et art dramatique, à l’Université Laval, une technique des métiers d’art, option verre au Cégep du Vieux-Montréal, et une technique des métiers d’art en céramique, à la Maison des Métiers d’art de Québec, en 2020.

« J’ai eu un coup de foudre pour la céramique après avoir donné un cours dans cette discipline à différents endroits. Je travaille l’argile, attirée par la richesse des métamorphoses qu’incarne ce médium : matière malléable étant argile à pérenne en céramique. La dualité de la matière, dont les origines des propriétés se caractérisent simultanément par les éléments de la terre et du verre, guide mes recherches », a commenté celle qui a pris part à quelques expositions collectives.

Les paysages provenant de souvenirs, l’environnement boisé qui l’entoure au quotidien et les forces de la nature constituent des thèmes qui habitent, en tout ou en partie, ses productions. Son intérêt pour l’architecture s’est inséré graduellement dans sa pratique. Elle cherche à transmettre ces bribes d’histoire dans ses œuvres par superposition d’enduits et par impression de textures. 

« Je travaille avec les cuissons au gaz et la technique de l’enfumage. La cuisson étant déterminante dans le processus de transformation de cette matière, je privilégie ces modes de cuissons plus dynamiques où les paramètres de temps, d’environnement et de hasard influent davantage sur les résultats. Ces procédés me permettent d’accroître les interventions qui témoignent du parcours de fabrication de l’œuvre », a-t-elle commenté.

Celle qui a présenté ses œuvres au dernier Parcours artisanal et gourmand de Saint-Laurent travaille tant la fabrication de pièces utilitaires vouées à l’art de la table, telles que bols, assiettes, tasses, théières, plats et saladiers, que la création de pièces uniques.

« J’ai participé à une expérience assez significative, l’été dernier. J’ai eu la chance de créer une coupelle, le plat signé métiers d’art, pour une mise en bouche, avec le chef Hugo Coudurier, du restaurant Le Champlain du Château Frontenac. Un projet piloté par le Conseil des métiers d’art du Québec, association dont je suis membre », a souligné Maggie Jalbert.

Pour visionner quelques-unes de ses œuvres : www.maggiejalbert.com

Maggie Jalbert a exposé une partie de ses œuvres avec les Fermières de Saint-Laurent, lors du Parcours artisanal et gourmand. ©Marc Cochrane

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