Chaque mois, et ce, tout au long de l’année 2022, je vous fais découvrir un outil de la chalouperie Godbout, ce mois-ci : la tarière à gouge ou en cuillère.
On utilise la tarière comme première opération de creusage. Cet outil sert à percer des trous afin d’y introduire des chevilles. On préférait la tarière à cuillère plutôt qu’en spirale, parce qu’elles avaient moins tendance à dévier ou à suivre le fil du bois. Il existe une autre forme de tarière dont la partie inférieure de la tige est pointue et en forme d’hélice servant d’évidement des copeaux. Lorsqu’elle est de petite taille on l’appelle « vrille ».
Fabricant : inconnu
Matériaux : fer, manche en bois
Date : XIXe siècle
Technique : industrielle
Fonction : outil servant à percer les mortaises
Le mois prochain : le bouvet universel à clef
Bibliographie
Françoise DUBÉ, Bernard GENEST. La chalouperie Godbout, Dossier no 19, ministère des Affaires culturelles, Direction générale du Patrimoine, Service de l’Inventaire des Biens culturelles, Bibliothèque nationale du Québec, mars 1976.
Réal BRISSON. La charpenterie navale à Québec sous le régime français, Coll. Edmond-de-Nevers No 2, Institut de recherche sur la culture, 1983, 318 p.
Eileen REID MARCIL. On chantait “Charley-Man”La construction de grands voiliers à Québec de 1763 à 1893, Éditions GID, Québec, Bibliothèque nationale du Canada, 2000, 470 p.
(N.D.L.R. : La photo de la chronique de juillet était de Jacqueline Guimont)

