Deuxième moitié du XIXe : la science et ses découvertes s’imposent partout. On explore de nouveaux continents, l’entomologie, la biologie, les statistiques sont à la mode. À Rome, c’est l’archéologie qui triomphe. On y restaure les monuments anciens, on les protège, on fouille jusque dans les catacombes. C’est alors que l’on trouve des ossements que l’on croit être ceux de Pétronille, une martyre des premiers temps du christianisme. Mais qui est-elle ?
On la dit « fille spirituelle » de l’apôtre Pierre. On raconte que c’est lui qui l’aurait baptisée. Des reliques sont alors consacrées et placées dans la basilique Saint-Pierre et d’autres sont envoyées pour la fondation d’une nouvelle paroisse à l’île d’Orléans, au Canada. C’était il y a 150 ans.
Une sculpture en bois datant de 1954 la représente personnifiée tenant un balai, puisque selon la tradition, Pétronille fait du ménage en toute humilité quand sa santé le lui permet, car elle est souvent malade. En fait, une légende raconte que pour garder sa virginité Pétronille aurait préféré mourir plutôt que d’épouser un certain comte Flaccus.
Reconnue comme la patronne des rois de France, on la célèbre chaque année par une messe, le 31 mai. On l’invoque notamment pour guérir les fièvres. Grâce aux vertus qu’on lui prête, elle sera à l’origine d’un essor touristique dont profitera la nouvelle paroisse du bout de l’île.
Chaque geste, chaque don compte pour maintenir et préserver le patrimoine de l’île d’Orléans.
La Fabrique de la paroisse de Sainte-Famille-de-l’Île d’Orléans en collaboration avec Marie Blouin

