Considéré comme un grand bâtisseur du Québec, Félix Leclerc fait l’objet d’un nouvel ouvrage intitulé Félix Leclerc et nous. Pour souligner le lancement du livre, les co-auteurs, Monique Giroux et Pierre Gince, prendront part à une séance de dédicace, le samedi 9 avril, de 11 h 30 à 13 h, à l’Espace patrimonial Félix-Leclerc.
Troisième de la série des grands bâtisseurs, après ceux consacrés à Robert Bourassa et René Lévesque, Félix Leclerc et nous est publié ce mois-ci aux Éditions de l’Homme. Il propose 40 témoignages intimes des plus grands artistes de la chanson francophone et des privilégiés qui l’ont côtoyé au quotidien dans son havre de paix, à l’île d’Orléans.
« Après avoir parlé de politiciens, les Éditions de l’Homme et moi avons décidé d’élargir le concept à la culture, au sport ou à l’économie. Comme grand bâtisseur au niveau culturel, Félix Leclerc représentait un incontournable. Et qui d’autre pour m’appuyer dans ce projet que Monique Giroux », a commenté Pierre Gince.
Animatrice, autrice, conceptrice, productrice et figure de proue de la culture québécoise, Monique Giroux s’est mise à la tâche il y a un an en compagnie de Pierre Gince afin de récolter, par visioconférence, les commentaires des personnes retenues, dont Marc Laurendeau, Yves Massicotte, Nana Mouskouri et Émile Bilodeau, chanteur passionné de Félix.
L’île d’Orléans occupe une place prépondérante dans l’ouvrage puisqu’un chapitre complet est consacré au témoignage de Nicole Rowley Bédard, qui a habité près de chez Félix Leclerc, à Saint-Pierre. Les enfants de Félix, Nathalie et Francis Leclerc ainsi que la journaliste Gisèle Gallichan apportent une touche orléanaise au livre tiré à plus de 8 000 exemplaires.
« Mme Rowley Bédard a présenté un côté de Félix différent des autres gens interviewés. Elle a confié notamment que Félix s’intéressait à ses animaux et elle nous a fait découvrir une facette de l’intériorité de Félix. »
« Le concept du projet proposé par Pierre Gince m’intéressait beaucoup. En 1998, j’avais réalisé 70 entrevues dans le cadre d’une série radio de 10 heures à Radio-Canada. Un coffret CD est né de cette série. Depuis son décès, le 8 août 1988, on a constaté que le temps a eu un effet sur les gens qui l’ont côtoyé. Ils réagissent différemment à ses chansons », a mentionné Mme Giroux.
Les co-auteurs ont notamment remarqué que si le poète légendaire avait eu le choix, il aurait préféré le théâtre à la chanson.
Des amants de l’île
Les co-auteurs ne tarissent pas d’éloges envers l’île d’Orléans.
« J’y suis allée très souvent. J’agis comme guide touristique pour mes amis français. C’est un passage obligé mais tellement agréable. J’envie les gens de l’île pour les points de vue, l’espace, le chemin unique. Je me suis rendu à la tombe de Félix, dans son bureau et dans son « campe ». Des visites émouvantes », a souligné Monique Giroux.
Quant à Pierre Gince, il a bénéficié d’un privilège l’été dernier : loger trois jours dans la maison de Félix.
« J’ai allumé un feu dans son foyer. J’étais très ému lorsque je suis entré dans son bureau. Tout est encore intact. J’ai écouté L’Alouette en colère assis dans les marches menant au sous-sol », a-t-il raconté.
« Nous sommes très contents de ce que nous apportons aux nombreux publics de Félix. C’est un livre à lire lentement pour bien saisir les détails », a noté Pierre Gince.
« Le conseil d’administration de l’Espace Félix-Leclerc est très heureux d’accueillir Monique Giroux et Pierre Gince qui ont généreusement accepté l’invitation d’une séance de dédicace pour les résidents de l’île d’Orléans. Leur projet s’avère très significatif dans la connaissance de l’homme à travers les personnes qui l’ont côtoyé. Il contribue à conserver la mémoire de Félix bien vivante et nous nous réjouissons des retombées qu’aura le livre Félix Leclerc et nous sur la pérennité de l’héritage de Félix », a affirmé le vice-président du CA de l’Espace patrimonial Félix-Leclerc, Pierre Lahoud.



