Une cabane à sucre nouveau genre pour Érable et Chalumeaux

À croire que le sirop d’érable coule dans les veines de Stéphane Guay et Édith Bonneau tellement ils en sont passionnés. Afin d’améliorer la qualité du produit de l’érable, le couple de biologistes de Saint-François s’est doté d’un outil répondant à tous leurs besoins : une cabane à sucre nouveau genre.

Nouveau genre, car elle n’a de cabane à sucre que le nom.

« Nous nous sommes installés à l’île d’Orléans il y a deux ans afin de construire, près de notre résidence un équipement qui nous permettrait d’effectuer tous nos travaux liés à l’acériculture », a affirmé M. Guay.

Complétée à la fin novembre, la bâtisse érigée en bois, pièce sur pièce, dans un style d’époque, servira d’abord de laboratoire de recherche.

Connu sous le sobriquet d’Érable et Chalumeaux, le couple s’est donné une installation à la fine pointe de la technologie pour effectuer des tests sur les sirops afin de répondre à la question qui les turlupine depuis des années : existe-t-il des terroirs en acériculture ?

« Ce printemps, nous allons nous procurer des barils de sirop concentré en provenance de trois régions du Québec : les Appalaches, les Laurentides et les Basses-terres du Saint-Laurent. Nous choisirons trois producteurs par région et nous ferons bouillir le sirop de la même façon. Les neuf types de sirop seront numérotés », a ajouté M. Guay qui donne des conférences sur l’acériculture depuis plus de 25 ans au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et au Vermont.

Des ateliers de dégustation seront ensuite proposés afin de déterminer si des regroupements se produisent ou non. La cabane à sucre, qui mesure 24 pi de largeur par 28 pi de longueur et 20 pi de hauteur accueillera aussi des ateliers de formation de 12 à 20 personnes.

« Lors de mes conférences, qui attirent des centaines de personnes, je ne peux pas répondre à toutes les questions. En organisant des ateliers de formation, je pourrai répondre aux gens individuellement », a renchéri M. Guay.

Le couple, qui produit des capsules vidéo hebdomadaires sur le site internet erable-chalumeaux.ca utilisera sa nouvelle cabane à sucre pour effectuer le tournage de productions visionnées à plus d’un million de reprises annuellement.

Le cœur de la cabane à sucre

Dès que l’on franchit le seuil de la porte de la cabane à sucre, notre regard se dirige vers l’évaporateur au bois avec fenêtre qui montre le feu tel un foyer dans une résidence.

« Ce petit évaporateur créé par les Équipements Lapierre nous permettra de faire des tests de saveurs dans le cadre de notre projet des terroirs au Québec. Comprenant un séparateur pour le concentrateur de sucre, l’évaporateur est conçu pour être un générateur de saveur. Il n’est pas axé sur la vitesse. L’eau va mijoter longtemps, ce printemps. En plus, il sert de fournaise en hiver », a précisé Stéphane Guay.

Des équipements ont aussi été installés dans la forêt d’érables à côté de la cabane à sucre.

« Nous avons placé des points d’observation afin de savoir, au printemps, où en est rendue l’eau en comparaison avec la racine de l’arbre. Nous allons prendre la température dans l’arbre afin de comprendre pourquoi l’érable est capable d’absorber de l’eau. L’effet du vent sur la température interne de l’arbre sera aussi pris en compte », a pour sa part mentionné Édith Bonneau.

Un arbre témoin avec tubulure plantée dans le bas et se rendant jusqu’à 14 pieds de hauteur servira de niveau afin de prédire les coulées avec sucre du lendemain.

Pour plus de renseignements : erable-chalumeaux.ca ou page Facebook Érable Chalumeaux.

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