Des insulaires créent un jeu pour stimuler les conversations

Dans les entreprises, les organismes ou même les équipes de sport, le manque de communication s’avère souvent le problème numéro un. Un père et son fils, de Saint-Laurent, ont trouvé une solution à cette problématique en créant le jeu Teamtalk qui stimule la conversation.

Consultants en teambuilding (conversation d’équipe, en français) depuis 2016, entre autres auprès d’organismes tels que Unicef, au Kenya, Daniel Renaud et son fils Gabriel avaient lancé l’entreprise Hubu (Human Business) Expérience humaine en janvier 2020 afin de mettre leur expertise à profit. Mais voilà que la pandémie de la COVID-19 a freiné leurs ardeurs.

« En faisant une marche le long du chemin Royal, à Saint-Laurent, nous nous sommes dit : « Dans quoi sommes-nous bons ? Nous avons misé sur notre expertise en rétroaction (feedback) pour créer un jeu qui favorise le teambuilding. On nous a conseillé de nous concentrer sur un seul jeu au lieu de plusieurs, si bien que nous avons mis toutes nos énergies là-dedans », a mentionné Daniel Renaud.

Comme les gens se sentent seuls en temps de pandémie, un jeu conçu pour la rétroaction est arrivé à point nommé.

« On a lancé une campagne de financement sur La Ruche pour développer un jeu qui s’appelle Teamtalk. C’est un jeu physique, car on sait qu’on va revenir de la pandémie, mais c’est aussi un jeu virtuel », a ajouté Daniel Renaud.

« Durant les six derniers mois, nos efforts ont été orientés vers le développement du jeu Teamtalk. On l’a testé avec une trentaine d’équipes et les résultats sont super bons. À la fin du jeu, on demande aux gens s’ils désirent rejouer et ils nous disent « oui » dans plus de 96 % des cas », a souligné le paternel avec enthousiasme.

Selon Gabriel, le jeu permet de mieux se connaître et de se donner de la rétroaction positive (reconnaissance).

Le jeu fonctionne avec des cartes que chacun doit utiliser, à tour de rôle. Sur chaque carte, il y a toujours une action identifiée. Les cartes offrent trois possibilités : voir à partager quelque chose par rapport à soi-même, donner une rétroaction à un des collègues et donner une rétroaction à toute l’équipe.

Les cartes proposent de remettre quatre sortes de cadeaux : qui fait du bien, qui rend plus fort, qui fait grandir et qui prend du courage. Des suggestions de réponses sont proposées.

« On commence par le positif pour amener à l’ouverture. Le jeu ne vise pas à « planter des individus », a précisé Gabriel.

Afin de faire connaître ce produit original, un site Internet (hubu.ca) et un blogue qui compte 200 visites par jour ont été lancés. Des publicités sur Facebook et LinkedIn et des approches auprès d’influenceurs ont aussi été réalisées.

« Notre plus grande cible se veut nos compétiteurs, des coachs qui utilisent notre outil et qui vont le référer. On a d’ailleurs certifié 25 coachs jusqu’à présent. Le jeu physique est disponible dans 15 pays, en anglais. La mise en marché fonctionne bien puisque nous en avons vendu 125 sur le site de La Ruche et 150 au total », a souligné le fils.

Chaque jeu physique est vendu 149 $ et le jeu virtuel 79 $, que ce soit en français ou en anglais.

« Nous touchons tous les types d’entreprises, d’OBNL et nous rêvons d’accompagner des équipes professionnelles comme le Canadien de Montréal », a confié Gabriel, heureux de relever ce défi avec son père.

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One Comment

  • Bravo à vous deux pour le jeu. Mais nous sommes au Québec, il n’aurait pas été possible de trouver un nom français pour ce jeu. Aidez-nous à garder notre langue; il y a beaucoup trop d’exception et d’excuses pour utiliser des noms anglais.

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