Des expériences peu concluantes peuvent donner naissance à de belles initiatives. C’est le cas du Club des jeunes entrepreneures de Saint-Laurent qui a été lancé à la suite de l’idée de jeunes filles de 11 ans qui désirait connaître les rouages d’une entreprise après avoir organisé un marché aux puces qui n’a pas obtenu le succès escompté.
Comme il ne se passait pas grand-chose dans l’été de la jeune Cécilia Houde, elle a décidé, avec son amie Garance, d’organiser un marché aux puces sur la plage de Saint-Jean. Comme peu de passants fréquentaient cet endroit, l’activité a obtenu un résultat mitigé.
C’est alors que la mère de Cécilia, Pascale Scalabrini, a pensé à implanter, en 2021, une place d’affaires dans un emplacement qui sera assurément plus achalandé : le 7014, chemin Royal, à Saint-Laurent. La municipalité a accepté de collaborer au projet en fournissant le local.
« Il s’agit d’une occasion unique pour des jeunes de 11 à 17 ans de vivre une première expérience entrepreneuriale. Dans le cadre de ce projet, les jeunes participants seront appuyés par une équipe de coachs qui les aideront à mettre en marché un produit qui sera commercialisé dès l’été 2021 dans une boutique, dans l’ancien presbytère, près de la Chocolaterie de l’Île d’Orléans », a affirmé Mme Scalabrini, une résidente de Saint-Laurent.
Peintre professionnelle membre du Regroupement Bleu, Pascale Scalabrini entend transmettre son savoir en entrepreneuriat, elle qui a amorcé une carrière en affaires dès l’âge 16 ans et qui occupe le poste de consultante en rémunération et associée principale chez Acetia rémunération stratégique, sur la Grande-Allée, à Québec.
« Je ne veux pas que les jeunes fassent juste la vente d’un produit. Le club vise à ce que les membres apprennent tous les rouages liés à une entreprise, comme le plan d’affaires, la fabrication, l’administration, le marketing et la vente », a ajouté Mme Scalabrini qui a bénéficié d’une formation à l’École d’entrepreneurship de Beauce.
La diplômée en relations industrielles de l’Université Laval entend aussi que le club utilise non seulement un local pour la vente à proximité de celui de la Chocolaterie de l’Île d’Orléans, dans le 7014, chemin Royal, mais aussi la cuisine communautaire comme endroit de fabrication de produits.
« Nous n’avons pas encore établi de règles de fonctionnement, mais le travail en équipe sera encouragé. Toutefois, les initiatives individuelles ne seront pas exclues. Les jeunes y travailleront quelques jours par semaine, comme les vendredis, samedis et dimanches. Nous verrons si plus de jours sont nécessaires aux opérations du club », a souligné Mme Scalabrini.
Quant aux profits, ils seront répartis équitablement entre les participants.
Une première réunion du club a eu lieu par visioconférence le 5 décembre.

