Yves-André Beaulé
Responsable de l’événement
Le dimanche 29 décembre dernier, après une absence de six ans, les six églises de l’île d’Orléans ont ouvert leurs portes au grand public pour permettre la visite des crèches de Noël et du contenu patrimonial de celles-ci.
Pour reprendre un texte de Pierre Pruneau, paru dans le journal Autour de l’île de janvier 2012: « Malgré une pratique religieuse en perte de vitesse, la tradition de la crèche de Noël répandue partout dans le monde fascine encore les humains par la fraîcheur et l’originalité de ses multiples représentations de la naissance de Jésus. »
C’est en parcourant les différentes crèches dans les églises de l’île en ce beau dimanche que les nombreux visiteurs ont pu découvrir ces multiples représentations. À Saint-Jean, c’est la naissance de l’enfant au beau milieu des reproductions en miniature du village qui est représentée. À Sainte-Famille, on découvre l’enfant dans une immense cabane en bois rond aux abords du village de Sainte-Famille. À Saint-Laurent, la crèche est située au milieu d’un paysage hivernal.
La crèche de Saint-Pierre est bien établie dans un décor de Bethléem avec ses personnages de la vieille église tandis qu’à Sainte-Pétronille, la crèche de feu Marius Dubois se place dans un décor du Proche-Orient implanté au milieu d’une oasis de verdure, de rochers et d’une demi-douzaine de palmiers géants. L’ancienne crèche de Saint-François, qui était également un trésor patrimonial, a disparu en 1988 à la suite de l’incendie de l’église. Il est heureux d’avoir pu voir renaître de ses cendres une jolie crèche digne de ce nom, grâce à la générosité d’une poignée de bénévoles qui ont gardé la tradition pour l’émerveillement de tous.
Selon nos dévoués bénévoles, il y eut affluence constante durant la journée dans chaque église et les commentaires des visiteurs, autant de notre région que de l’étranger (France, Mexique, États-Unis, Chine, Corée), témoignent de l’importance de préserver et de perpétuer nos traditions et de faire découvrir nos richesses et nos trésors du patrimoine religieux et culturel que sont nos églises et leur décorum, témoins de notre héritage social, qu’on le veuille ou non.
Je tiens à remercier les nombreux bénévoles de chaque église qui, tant par la préparation que par l’accueil et les explications aux visiteurs des détails de chaque crèche (trop nombreux à énumérer ici), ont permis de présenter cette exposition et de contribuer à sa grande réussite. Un merci particulier à Henri-Paul Thibault, historien, pour son aide précieuse et ses photographies.
En terminant, un sondage privé et impartial donne à l’église de Saint-Jean la palme du grand public. Ce n’est que partie remise pour les autres! Bravo à Robert Fortier et à son équipe.
Vignette : Voici une des six crèches réalisées dans les églises de l’île d’Orléans, soit celles de Saint-Jean. @Henri-Paul Thibault

