Nouvel élan pour la survie du Manoir Mauvide-Genest

En mode pause depuis quatre ans, la Société de développement de la Seigneurie du Manoir Mauvide-Genest (SDSMMG) a repris vie le 30 janvier, alors qu’un nouveau conseil d’administration a été élu.

L’assemblée générale annuelle tenue en présence d’une cinquantaine de membres à l’Auberge La Goéliche, à Sainte-Pétronille, a permis d’élire Annie Blouin, Danielle Chartrain, Jean-Pierre Garceau-Bussières, Pierre Lahoud, Danielle Pinsonneault, Caroline Roberge et Paul Simard.

« Nous sommes conscients que nous avons un gros défi en avant de nous. Il est difficile de faire adhérer les gens à se concerter, par étape. J’ai à cœur la sauvegarde du Manoir Mauvide-Genest que je connais depuis très longtemps. Je veux réaliser des projets », a commenté celle qui fut présidente de la SDSMMG, en 1994, et conseillère à la mise en valeur du patrimoine à la Ville de Québec, Annie Blouin.

Historien reconnu et spécialiste en patrimoine, Pierre Lahoud entend s’impliquer dans la sauvegarde du Manoir Mauvide-Genest qui est situé dans sa municipalité, Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans.

« Je suis amoureux de l’île d’Orléans et je considère important de mettre en valeur un bâtiment comme le Manoir Mauvide-Genest, un des derniers vestiges du régime français », a confié le prolifique auteur et amant de photographie aérienne.

Fin d’un rêve

Avant d’élire les membres du nouveau conseil d’administration, le mandataire de la SDSMMG, Marc Blouin, a rappelé que les administrateurs de 2016 avaient démissionné en raison d’une impasse financière au sein de l’organisme.

M. Blouin a aussi déploré que tous les efforts bénévoles pour assurer la survie du Manoir Mauvide-Genest qu’il a déployés au cours des dernières années aient été court-circuités lors de la soirée de discussion de la Fondation Minigo, le 7 janvier dernier.

« Nous nous sommes retroussé les manches. Nous avons monté un projet de développement de 1,3 million $ et effectué des demandes de subvention. Le projet avait été bien reçu par la MRC de L’Île-d’Orléans, le ministère de la Culture et des Communications et la Société des musées du Québec. Ce projet était connu depuis 2017. Je ne comprends pas pourquoi la Fondation Minigo a fait volte-face. Si le manoir n’est pas placardé aujourd’hui, c’est un peu grâce à nous. C’est la fin d’un rêve », a affirmé M. Blouin.

Le projet en question visait notamment à installer des infrastructures telles que 12 cabines quatre-saisons pour accueillir des touristes sur le site du Manoir Mauvide-Genest. Le projet a essuyé un refus lors de la soirée du 7 janvier parce que ses opposants jugeaient qu’il ne s’intégrait pas à la mission de centre d’interprétation de la Nouvelle-France du Manoir Mauvide-Genest.

Marc Blouin a souhaité bonne chance aux nouveaux administrateurs de la SDSMMG puisqu’ils sont confrontés à une autre problématique : le retrait de toute aide de la municipalité de Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans.

Cette situation est survenue à la suite d’un report de la décision des mandataires de la SDSMMG concernant l’acquisition d’un terrain près du manoir par la municipalité afin d’en faire un stationnement, un revenu de 100 000 $ parti en fumée.

La municipalité a aussi transmis un compte de taxes rétroactif à 2016 au montant de 15 336 $.

Vignette : Le nouveau conseil d’administration de la Société de développement de la Seigneurie Mauvide-Genest est composé, dans l’ordre habituel, de Paul Simard, Annie Blouin, Pierre Lahoud, Danielle Chartrain, Jean-Pierre Garceau-Bussières et Danielle Pinsonneault. Absente: Caroline Roberge. @Marc Cochrane

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