Marie Blouin
L’une des traditions, lorsqu’arrive la nouvelle année, c’est de se souhaiter une bonne année, de la santé et du succès dans tous nos projets. Et franchir un an de plus rime aussi, parfois, avec prendre de nouvelles résolutions. Il n’y a pas si longtemps, nos parents, grands-parents et arrière-grands-parents nous encourageaient à en adopter pour remettre en question nos comportements et améliorer nos habitudes de vie. Mais, de nos jours, est-ce encore la mode de prendre des résolutions le 1er janvier?
Un petit tour d’horizon à travers les époques nous apprend que la tradition des résolutions remonte à un passé très, très lointain, à des milliers d’années en fait. Les Babyloniens seraient les instigateurs de cette coutume. Or, pour eux, la nouvelle année ne commençait pas le 1er janvier, mais bien le 21 mars. C’était le moment de l’année où les Babyloniens promettaient de remettre les outils agricoles empruntés et de payer leurs dettes. Chez les Romains, la pratique se faisait le 1er janvier et on se souhaitait d’être de meilleurs citoyens pour ne pas décevoir le dieu Janus, le dieu de la paix. Sage, n’est-ce pas, pour l’époque?
Les temps changent
Les temps ont bien changé depuis. De nos jours, on a l’impression que même le mot «résolution», à part celui qu’on voit souvent dans les procès-verbaux, a disparu de notre vocabulaire. Or, contrairement à ce qu’on pourrait penser, il y a encore des gens qui prennent des résolutions. Certains respectent la date de la tradition, le 1er janvier, alors que d’autres choisissent un autre moment. À l’automne, par exemple, dès que la routine des vacances d’été est terminée, le moment peut aussi être propice pour amorcer des changements dans un aspect de notre vie. En fait, existe-t-il une période idéale pour aspirer à de bonnes dispositions, non seulement pour soi mais aussi pour les autres?
Faire de l’exercice, manger mieux, dépenser moins, arrêter de fumer, voir plus souvent ses amis, être plus tolérant et plus bienveillant envers les autres, voilà des résolutions qui rapportent au corps et au cœur. Sans grande surprise, la santé, les régimes pour perdre du poids, l’exercice et la modification du régime alimentaire sont les résolutions les plus populaires.
Toutefois, le plus difficile est de maintenir nos résolutions. D’après une étude anglaise, tirée du site du Canal D, seulement 6% des Canadiens arriveraient à tenir leurs résolutions de début d’année. En fait, à partir de la quatrième semaine, selon un autre texte tiré de Canal Vie, nos résolutions commencent à s’envoler. Et devinez pourquoi? Le manque de persévérance et de constance nous pousserait à les abandonner rapidement; on ne se laisse pas assez de temps pour les accomplir ou on prend trop de résolutions la même année alors qu’une serait suffisante si on veut la mener à terme.
Des trucs pour y arriver
Avis aux indécis! D’après le site Passeport Santé, les résolutions sont bonnes pour la santé physique et morale parce qu’elles aident à faire le point sur nos bons et moins bons coups, sur ce qui nous rend heureux ou malheureux. L’introspection qu’elles suscitent contribue à envisager le futur différemment, et ce, de manière positive.
Voici d’ailleurs quelques idées, tirées de la même source, pour vous aider à prendre votre résolution et, surtout, pour la tenir sur une longue période:
- se questionner;
- se replonger dans son enfance (les inclinations naturelles émergent spontanément, à l’enfance);
- écrire sa ou ses résolutions pour s’engager;
- parler de ses bonnes résolutions aux autres;
- bien se connaître;
- viser haut – plus l’objectif est élevé plus il est stimulant.
L’écrivain Oscar Wilde disait: «Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles.»
Bonne année!

