Retour dans le passé pour la centenaire Monique Guérin à LA Maison de l’île d’Orléans

Autrefois coordonnatrice des arts et métiers pour la Croix-Rouge canadienne dans les foyers de vétérans, Monique Guérin a fêté ses 100 ans cette année. Elle en a profité pour replonger dans son passé en séjournant pendant deux nuits dans sa maison d’été d’autrefois, désormais transformée en auberge sous le nom de LA maison de l’île d’Orléans.

Durant ses 11 premières années de vie, Monique Guérin passait ses étés avec ses 10 frères et sœurs dans cette maison située à Saint-Jean.

« Nous revenions du pensionnat Jésus-Marie et notre père venait nous chercher au traversier de Sainte-Pétronille en voiture », a raconté Mme Guérin.

Elle se souvient avec tendresse de ses visites chez ses voisins, les Létourneau, qui possédaient beaucoup d’animaux.

« Quand je rentrais à la maison, tout le monde faisait des grimaces parce que je sentais la vache », a avoué la coquine dame.

En revanche, quand personne ne la regardait, elle profitait de l’occasion pour creuser dans le jardin des Létourneau et manger leurs patates grelots.

Après une semaine de temps libre, la fin de semaine était bien chargée. Au programme du samedi : baignade dans une bassinette placée entre la cuisine et le salon. La fête du dimanche était cependant le moment le plus attendu de la semaine. Cela consistait à faire une promenade en automobile avec son père pour aller se délecter d’une glace à saveur d’érable dans le village de Saint-Laurent.

Plus tard dans sa vie, l’intrépide Monique a suivi le cursus de quatre ans en beaux-arts. Elle a ensuite travaillé dans un foyer de vétérans des deux guerres mondiales, avant d’être affectée pendant 11 mois au Japon durant la guerre de Corée, puis quatre mois en Corée après le conflit.

« En gardant les vétérans occupés, j’avais vraiment du plaisir », s’est-elle remémorée.

Aujourd’hui, elle réside tout près du Musée des beaux-arts de Montréal, qu’elle visite régulièrement. Elle adore également ses moments de méditation à la basilique Notre-Dame, où elle écoute les chants grégoriens et observe la beauté architecturale de ce bâtiment emblématique. Mme Guérin a révélé son secret pour rester active : « Je cuisine, je lis, j’écris et je placote. Le truc est de rester occupée », a-t-elle dévoilé.

À 100 ans, Monique Guérin continue de chérir ses souvenirs qui, malgré le passage du temps, restent vivants dans son cœur. Elle exprime sa joie de retourner dans sa maison de jeunesse qui n’a presque pas changé. Elle tenait finalement à passer le message suivant à tous : « Soyez heureux ! ».

Vignette : Durant ses 11 premières années de vie, Monique Guérin passait ses étés avec ses 10 frères et sœurs à l’ancienne résidence d’été devenue LA maison de l’île d’Orléans. ©Mia Roy

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