Raphaël Boivin-Fournier
Fondation François-Lamy
Pour contrer l’ennui en ces temps de confinement, la Maison de nos Aïeux propose, ce mois-ci, une programmation spéciale de son festival de cinéma Caméra Insulaire. Après une première édition qui a su réunir un grand nombre de passionnés à l’automne 2019, Caméra Insulaire proposera une formule uniquement en ligne pour cette deuxième année.
Depuis le 14 octobre, tous les mercredis à 19 h 30, c’est un rendez-vous sur la page Facebook de la Maison de nos Aïeux pour découvrir une sélection unique de films d’ici traitant d’enjeux en lien avec le patrimoine, l’histoire et l’insularité. Encore une fois cette année, nous avons pu compter sur des soumissions indépendantes en plus de profiter du support de Spira et de l’ONF.
Le tout a débuté le 14 octobre avec une sélection de courts-métrages comprenant les films Traces d’Hiver de Mathieu Germain, Ces hommes de passage de Nadine Beaudet, Chemins de glace de Claudia Kedney Bolduc et la production Crime, conseil souverain du Manoir Mauvide-Genest.
Le 21 octobre, les projections se poursuivront avec le long-métrage de 76 minutes Nallua de Christian Mathieu Fournier. Ce documentaire de 2015 raconte comment Ruth Sangria, la toute dernière survivante du village de Qarmaarjuit, retourne sur les lieux de la tragédie qui a coûté la vie à plus de la moitié de son village dans les années 1920, en plein cœur de l’île de Baffin, dans le Grand Nord canadien.
Le 28 octobre, enfin, le festival se conclura avec le film Le Semeur de Julie Perron. Ce long-métrage de 77 minutes présente Patrice Fortier, un passionné qui préserve minutieusement, tel un copiste du Moyen-Âge, les semences végétales rares ou oubliées pour en faire des variétés « anciennes du futur » tout en participant à des manifestations artistiques en lien avec ce patrimoine incroyable.

