Le jeudi 10 février dernier, pendant la semaine de sensibilisation des usagers de la route au transport scolaire, un barrage routier avait été érigé face au 1894 avenue Royale à Saint-Pierre, un secteur sensible aux collisions. Plusieurs policiers étaient sur place pour assurer la sécurité aux bénévoles, adultes et enfants, qui remettaient le fascicule Le transport écolier, une responsabilité partagée, à tous les automobilistes interceptés. L’opération s’est très bien déroulée selon les responsables de la sûreté et les automobilistes ont accepté de bon coeur cette courte pause dans leur déplacement.
L’instigatrice pleinement satisfaite
C’est suite à l’accident d’une voiture et d’un autobus scolaire le 7 janvier que Mme Annie Lauzon avait eu l’idée de ce barrage pour sensibiliser la population. Malgré le froid intense de cette journée, elle est demeurée sur place pendant les deux heures de l’opération pour servir des breuvages chauds aux participants. Elle s’est dite très satisfaite de la façon dont l’opération s’est déroulée et tenait à remercier tous les intervenants.
Une initiative à répéter
Sur place, nous avons rencontré le maire de Saint-Pierre M. Jacques Trudel qui s’est dit persuadé que ce court barrage aurait des répercussions. Avec les meilleures intentions du monde en matière de sécurité automobile, dit-il, il nous arrive tous d’être plus ou moins distraits ou imprudents sur la route, et une opération comme celle-là vient nous remettre à l’ordre. Pour sa part, Mme Ann Mathieu, porte-parole de la Sûreté du Québec, a rappelé qu’en plus d’opérations de ce genre, leurs policiers se tiennent à l’intérieur des autobus lors du transport d’enfants pour observer les manoeuvres dangereuses des automobilistes, alors que d’autres se tiennent à distance pour les intercepter, et elle rappelait qu’un dépassement ou croisement d’un autobus arrêté avec ses clignotants en marche peut valoir une amende de plus de 200$ accompagnée de 9 points d’inaptitude au permis de conduire.
Bref, une opération réussie qu’il vaudra sûrement la peine de reprendre dans l’un de ces autres secteurs sensibles aux collisions avec un transporteur scolaire sur l’île.




